Connaitre et améliorer son sol

Connaître son sol

A la fois support et source de nourriture pour les plantes, le sol est un milieu complexe.

Avant d'entreprendre un aménagement ou des plantations dans le jardin, il est indispensable de connaître les caractéristiques du sol dont il est fait. Il est important de connaître la composition physique et chimique du sol.

Les différents types de sol

La terre franche contient 65% de sable, 20% d'argile, 10% de calcaire et 5% d’humus. C'est en quelque sorte la terre idéale.

Les sols argileux : (=terre glaise) ils retiennent beaucoup d'eau et fixent bien les engrais. Des apports réguliers de matière organique sont à prévoir.

Les sols calcaires : renfermant de la chaux, contrairement aux sols argileux, ces sols tendent à neutraliser l'acidité éventuelle du sol. Apportez des matières organiques acides pour améliorer le sol.

Les sols sableux : Ces sols, à éléments grossiers, sont faciles à travailler mais ont du mal à retenir l'eau; y cultiver plutôt des espèces acidophiles qui supportent la sécheresse (ajonc, digitale,...)

Les sols humifères : de couleur foncée, ils résultent de la décomposition des débris végétaux.

La réaction chimique du sol

La terre réagit sur le plan chimique de manière neutre, alcaline ou acide. Sur l'échelle de mesure du pH, la neutralité parfaite est de 7. Certaines plantes préfèrent les sols acides (les plantes de terre de bruyère), d'autres les sols basiques. Mais la plupart des végétaux se contentent d'un sol neutre.

Les terres sableuses et surtout humifères sont un peu acides et les sols calcaires sont alcalins. Les terres franches ou argileuses peuvent être neutres, légèrement acides ou alcalines suivant la proportion de chaux qu'elles contiennent.

Comment reconnaitre la texture de votre sol?

Après avoir prélevé profondément un échantillon de terre, examinez la terre extraite. Si elle est de couleur foncée de structure grumeleuse avec des restes de débris végétaux, on a un sol riche en humus. Si elle est de couleur blanchâtre, le sol est plutôt riche en argile.

Puis malaxez une poignée de terre modérément humide et laissez-la tomber sur un sol dur. Si la motte tombe intacte et reste agglomérée, le sol est riche en argile. Si elle ne s'agglomère pas et s'effrite facilement, le sol est riche en sable. Si la motte s'agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche de composition idéale.

 

Sachez aussi reconnaître votre sol en examinant la flore spontanée existante sur le terrain. Certaines espèces sont caractéristiques d'un type de sol.

Pour plus de précisions sur un sol, des laboratoires font une analyse scientifique complète de votre terre.

INFO : N’oubliez pas que les vers de terre sont les alliés d’un bon sol de jardin !

 

LECON DE JARDINAGE Tester la qualité de son sol

Il est toujours profitable de bien connaître son terrain pour éviter les déconvenues

Bien sûr vous trouverez, dans le commerce, des tests permettant de déterminer le pH c'est - à - dire le degré d'acidité du sol. A défaut vous pourrez aussi faire analyser votre terre par un laboratoire spécialisé. Mais il existe aussi nombre de techniques simples pour se faire une idée de la composition et des propriétés de la terre de son jardin.

Ainsi, pour la mesure du pH, il est assez facile de se rendre compte de la présence de calcaire dans le sol, sachant que celui-ci réagit à la présence de vinaigre (rappelez-vous que, dans la cuisine, le vinaigre supprime les traces de calcaire sur les verres et autres contenants). Dans un verre donc, disposez quelques cuillérées de terre puis versez du vinaigre. Plus les bouillonnements sont importants et plus votre sol est calcaire. S'il n'y a pas de réaction, la terre est acide et donc idéale pour les plantes dites "de terre de bruyère" comme les rhododendrons et les azalées.

Autre technique, cette fois – ci pour apprécier la texture du sol. Lorsque celui-ci est humide, prenez-en une poignée puis pétrissez-la entre vos mains. Si le résultat fuit entre vos doigts, votre terrain est sablonneux et un apport de matière organique sera des plus profitables. Si vous arrivez à faire une boule, constituez un boudin de terre. Si ce dernier mesure 3 cm avant de se briser en morceau, votre terre est un peu argileuse ce qui n'est pas une mauvaise chose (il retient alors bien la fraîcheur et les éléments minéraux). Toutefois point trop n'en faut! En revanche, si votre boudin atteint 6 cm avant de se briser c'est que le sol est très argileux et collant. Il vous faudra alors chercher des plantes qui sont adaptées ou bien améliorer votre terrain par un apport de sable grossier ou de gravillons, toujours couplé à un amendement de matière organique (fumier décomposé ou déshydraté).

Préparez votre sol

La préparation du terrain est un des éléments clés de la réussite d'une culture. Le sol doit être bien travaillé pour que les racines d'une plante puissent s'y installer rapidement et y puiser toutes les substances dont les végétaux se nourrissent.

Outre la préparation manuelle ou mécanique du sol, des amendements et des apports d'engrais pourront être intégrés efficacement lors de ce travail du sol.

Quatre outils seront précieux pour cette préparation du terrain : une bêche, une griffe, une pioche, un râteau. Ces outils sont susceptibles d'être remplacés par des machines, le motoculteur entre autres.

Préparation manuelle

Le labour ou bêchage : en retournant la terre, on casse la croûte superficielle du sol, ce qui permet à l'air et à l'eau de mieux y pénétrer. On profite des labours pour y enfouir les amendements organiques et les engrais.

Le griffage : pratiqué après le labour, il permet de bien casser les mottes et de renforcer l'ameublissement sur une vingtaine de centimètres en profondeur. Le griffage doit être réalisé dans le sens de la largeur et de la longueur du terrain.

Le ratissage : il se limite à une opération de ratissage, permettant de débarrasser la terre des mottes et des cailloux après le passage de la griffe. Les dents du râteau doivent être presque parallèles à la surface, de manière à ne pas faire de trous dans le sol.

Préparation mécanique

Elle est beaucoup plus rapide mais nécessite un lourd équipement : une sous-soleuse qui décompacte la terre, une charrue ou un motoculteur pour labourer et une fraise rotative pour épierrer.

L'usage d'un motoculteur est conseillé pour les grandes surfaces ou pour un potager.

Fertilisation d'un sol

Lors de ce travail du sol, des amendements et des engrais seront les bienvenus.

Les amendements sont utilisés pour corriger la structure du sol. Un sol trop perméable sera corrigé grâce à du fumier, du terreau, de la tourbe ou des. Un sol trop compact recevra du sable de rivière ou du calcaire broyé ; un sol trop décalcifié de la chaux ou du calcaire broyé.

Les engrais (ou fumure) servent à enrichir la terre en éléments nutritifs (azote, acide phosphorique et potasse (N.P.K), calcium, manganèse, fer...) qu'elle a perdu par lessivage, par blocage et surtout par absorption des plantes. Une "fumure de fond" est un préalable indispensable à toute plantation. La "fumure d'entretien" assurera le développement progressif des végétaux.

Engrais verts : guide d'utilisation

Les engrais verts sont des plantes éphémères à croissance rapide qui retiennent les éléments nutritifs du sol. Une fois décomposées, elles servent d’apport de matière organique.

Les plantes le plus souvent utilisées sont : la moutarde, le colza, la phacélie ou encore la mâche.

Pourquoi j’utilise les engrais verts ?

Ces plantes éphémères sont des couvre-sol temporaires qui évitent les mauvaises herbes, l’érosion et le lessivage des sols.

Leur utilisation est une bonne technique pour occuper astucieusement les parcelles nues de votre potager pendant l’hiver. De plus, elles se révèlent très décoratives lors de leur floraison.

Si on les laisse à la surface du sol une fois fauchée, elles forment un excellent paillage.

Lorsqu’on les enfouit, leurs tiges aident l’eau à s’infiltrer dans la terre. En se décomposant ils enrichissent le sol en matière organique, elles produisent alors un engrais 100% naturel très performant qui ne nuit pas à l’environnement.

Comment je procède?

Semez-les lorsque le sol est nu avant les premières gelées.

Tondus au printemps, juste après la floraison mais surtout avant qu’ils ne montent en graines, enfouissez les dans le sol après 1 ou 2 jours de séchage.

Vos légumes peuvent être mis en place dans ce sol après quelques semaines seulement.

La technique des engrais verts est associée à la rotation des cultures.

Diviser votre potager en 4 carrés et tous les ans faites varier les cultures, un carré reste réservé aux engrais verts. Cela permet de laisser la terre se reposer.

 

Pensez à créer un compost.

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